Leo peintLéo est née en 1967. Enfant elle passe de longues heures avec son grand-père, artiste peintre, à dessiner, discuter, de couleurs, de dessin, de peintres qu’il admire et qu’elle va à son tour admirer tels que Braque, Picasso, et bien d’autres…

Au collège, son professeur de dessin lui demande si elle ne veut pas envisager un métier dans les arts plastiques. Mais elle fait finalement des études de mathématiques et devient d’abord enseignante. Léo éprouve la même fascination en mathématiques pour des choses très abstraites, comme l’infini, les espaces, fermés, ouverts que celle qu’elle éprouve pour la peinture. Aussi, elle ne comprendra jamais ceux qui opposent mathématiques et peinture. En cela elle se sent proche de Kandinsky et de ses études des formes, et des couleurs. Tout dessin ne peut-il pas se réduire finalement à une variation sur des figures géométriques ?

Parallèlement à son travail d’enseignante, Léo écrit des histoires pour enfants qu'elle illustre à l’encre de chine et à l’aquarelle.

Mais ce n’est qu’en 2003 que la peinture devient une activité à part entière. A partir de là, peindre devient un besoin de plus en plus impérieux. Elle n’enseigne alors plus qu’à mi temps pour pouvoir peindre, et se consacrer à son art. Elle prend des cours avec un professeur de Vernon, William Lambert, qui la guidera dans sa progression artistique tout en respectant toujours ses choix, son style et sa personnalité. C’est quelqu’un de très cultivé et de très ouvert qui lui ouvre de nouveaux horizons, en cela il restera à jamais son « Maître ».

En 2007, Léo remporte son premier prix pour ses travaux en techniques mixtes, en 2009, elle est remarquée et publiée aux états unis dans «  The Contemporary Masters IV ». La peinture est devenue désormais son seul métier. Un peu comme Chagall dans son autoportrait, elle a l’impression que les pinceaux lui poussent au bout des doigts et font partie intégrante de son corps.

C'est ainsi que Léo pose sur la toile ses rêves, son monde intérieur, sa propre version imagée du monde, réinterprétant sans cesse la matérialité brute pour en faire un idéal imagé. Proche de la nature, elle est pourtant fascinée par les grandes villes comme Londres ou New-York, thèmes qui reviennent régulièrement dans ses peintures. Mais l’abstrait, aussi bien que les petites scènes de la vie courante l’inspirent également. Tout n’est qu’un prétexte pour lier de façon harmonieuse formes et couleurs, traits et lumières. Comme l’écrit le journaliste Pascal Houget «  l’artiste navigue avec bonheur dans des teintes souvent vives, toujours à la recherche d’un équilibre chatoyant ».

A travers une peinture le plus souvent figurative, non réaliste, Léo cherche à faire partager un désir profond de vie, et semble dire : « laissez vous emporter par ce que vous transmet la toile, comme par une musique ».